Le mythe de la viande heureuse est sans doute le plus puissant de ces contre-récits opposés au véganisme: il laisse miroiter l’espoir qu’une consommation «responsable» soit possible simplement en «mangeant mieux» et en choisissant des produits de petits élevages sans avoir à questionner fondamentalement le système de l’exploitation animale. Ce néo-carnisme agit comme un «filet de sécurité» idéologique, permettant à celles et ceux qui remettent en question leurs habitudes de consommation de retomber dans une version légèrement modifiée du même cadre, en pensant avoir résolu la contradiction entre souci éthique et consommation d’animaux.
- Victor Duran-Le Peuch ( @poissonpodcast@piaille.fr ) , En finir avec les idées fausses sur l’antispécisme.